GEDEOM

Genèse des Etats et des Droits de l'Europe et de l'Orient Méditerranéen

Equipe d'Accueil Doctorale 1740 (EAD 1740)

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Présentation scientifique

Le GEDEOM est constitué de quatre groupes, qui correspondent aux principales orientations de la recherche :
Le travail collectif du groupe de travail ESDEM (Etude des Systèmes de Droit en Europe Médiévale) sur Les Féodalités, sous la direction de Jean-Pierre Poly et d'Eric Bournazel, est à l'origine d'un ouvrage paru en 1998 aux Presses Universitaires de France dans la collection "Histoire générale des systèmes politiques" (dirigée par M. Duverger et F.-F. Sirinelli). Cet ouvrage de près de 500 pages analyse la problématique du modèle féodal et mesure son efficience et ses limites dans un cadre qui recouvre, non seulement l'Europe médiévale, mais aussi la fin de la Romanité, la Haute Antiquité orientale et l'Extrême-Orient. Parmi les membres de l'équipe, ont collaboré aux différents chapitres : E. Bournazel, S. Kerneis, S. Demare-Lafont, F. Pellaton, J.-P. Poly, J.-M. Salrach (GEDEOM), auxquels se sont ajoutés quelques chercheurs extérieurs : G. Giordanengo, T. A. Nguyen, P. Souyri. Ce groupe entend poursuivre dans cette voie avec le projet ASCE (Analyse des substrats coutumiers européens).

Le groupe de travail ERNOM (Equipe de Recherche sur le Moyen-Orient et la Méditerranée) a organisé un colloque le 23 mai 1996, à l'Université Paris X - Nanterre, sur le thème : Minorités et pouvoirs au Moyen-Orient. Ce colloque a rassemblé onze communications, notamment sur l'Iran, les Kurdes, l'Arménie et la Syrie. Sept de ces communications ont été présentées par des membres de l'équipe et par certains de ses doctorants. Il existe actuellement un projet d'échanges avec l'université de Kirman (Iran).

Le groupe de travail END (Etude des normativités domestiques) se propose d'envisager les normes dans le cadre domestique, depuis les normes diététiques et thérapeutiques jusqu'au pouvoir familial de vie et de mort, en passant par les usages, les convenances, le folklore, la discipline sexuelle, etc. Cette orientation conduit les membres de ce groupe à participer à de nombreux colloques et séminaires pluridisciplinaires et à entretenir des relations particulières avec les milieux de l'anthropologie, de la sociologie, de la médecine, de la psychologie, de la psychiatrie, voire des arts plastiques et dramatiques.

Le groupe DIAPERROM (Diachronie et permanence du droit romain) part du constat que le droit européen - notamment le droit privé européen - revêt parfois l'apparence d'un droit purement technique, voire technocrate et impersonnel. Pourtant, à côté de l'inflation des directives européennes souvent mal supportée par les pays membres, un mouvement de réflexion doctrinale s'est amorcé en vue d'établir un droit européen, ou du moins un socle commun de principes ou de règles applicables. Le droit romain occupe une place non négligeable dans cette entreprise d'harmonisation des droits européens, la présence des collègues romanistes européens dans les commissions de travail fournissant un indice de la vitalité du droit romain. En effet, le modèle romain constitue le référant à partir duquel les systèmes juridiques de l'Europe continentale vont se construire. Certes, chacun a reçu et adapté ce legs selon sa propre histoire et en respectant les particularismes de sa culture juridique. La démarche de ce groupe de travail consiste à étudier les règles juridiques romaines en elles-mêmes, à les mettre ensuite en perspective - par l'histoire ou par le droit comparé - afin de mieux cerner les enjeux et les problématiques juridiques d'aujourd'hui. A côté des sources de droit formel, la recherche de l'apport de l'héritage gréco-romain semble également intéressante dans des domaines tels que le droit commercial et le droit maritime.



Situation géographique

Adresse : Université Paris X - Nanterre, 200, avenue de la République - 92001 NANTERRE CEDEX - Bâtiment F, 5e étage, salle 502.

La salle F 502

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